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Nous n’avons pas fait de don,et notre problème s’est réglé !»

On est le 14 Nissan après-midi, veille de Pessa’h. La famille M. a déjà terminé de réciter la bircat ha’hama, de manger le ‘hamets et de brûler le reste. La mère de famille a même fini de faire les valises.

Pour plus de détails, téléphoner au : +972-52-7684650

On est le 14 Nissan après-midi, veille de Pessa’h.
La famille M. a déjà terminé de réciter la bircat ha’hama, de manger le ‘hamets et de brûler le reste. La mère de famille a même fini de faire les valises. Les enfants sont propres et habillés pour la fête. Dans quelques instants, tous monteront dans un taxi pour aller passer Pessa’h chez les grands-parents.
Dans quelques instants, ils monteront dans un taxi… Cela semble tellement facile. 
Mais la réalité s’est avérée bien plus compliquée. Pour prendre tous leurs bagages, il leur faut un taxi avec galerie.
Ils téléphonent à une compagnie après l’autre mais reçoivent toujours la même réponse : « Il n’y a pas de taxi pour l’instant ».
Il n’y a pas de taxi avec galerie. Il n’y a pas de taxi sans galerie. Il n’y a tout simplement pas de taxi.
L’heure avance et, toutes les quelques minutes, ils recommencent leurs tentatives. Rien.
Ils sont de plus en plus tendus et les enfants perdent patience. Devront-ils défaire leurs bagages et commencer, dans une course folle contre la montre, à sortir la vaisselle de Pessa’h et à préparer le repas du Séder ? Ils n’ont rien à la maison. Comment l’envisager ? Tous leurs plans tomberaient-ils à l’eau à cause d’un taxi ? Ils tentent à nouveau de chercher un taxi, mais sans succès.
Les mots « Koupat Ha’ir » se font entendre dans la pièce.
« Cette fois-ci, je ne fais pas de don à Koupat Ha’ir, déclare le chef de famille d’un ton décidé. Cela suffit ! J’en ai assez ! La Sortie d’Egypte s’est bien faite sans Koupat Ha’ir, et les enfants d’Israël sont arrivés au Mont Sinaï sans don non plus ! »
Les enfants se taisent. Encore un coup de téléphone. Pas de taxi.
« Je descends. Peut-être que D. m’aidera à trouver un taxi libre dans la rue » annonce le père. Les
enfants le suivent des yeux de la fenêtre et prient en silence.
La mère appelle ses parents : « Nous sommes un peu en retard, ne vous inquiétez pas, leur dit-elle sans parvenir à se rassurer elle-même. Je ne sais pas nous n'avons pas encore trouvé de taxi.Nous sommes prêts à partir,les valises sont bouclées.Nous n'attendons que le taxi.Maintenant, Yaacov est descendu pour essayer d'en arrêter un et nous continuons d'appeler les bornes de taxis au téléphone.Nous en trouverons bien un à la fin,ne vous inquétez pas.»
Cinq minutes plus tard, le père apparaît à la porte, réjoui. « J’ai trouvé un taxi ! Il a même une galerie ! s’écrie-t-il. Allez ! Descendez tous les bagages ! »
En quelques minutes, toutes les valises sont attachées sur le toit du véhicule et les enfants
sont tranquillement installés sur les sièges. On fait au revoir à la maison, et… en avant !

« Vous avez vu ? Nous n’avons pas fait de don, et le problème s’est réglé ! dit le père pendant le trajet.
On peut trouver un taxi sans faire de don à Koupat Ha’ir, quand même !!!
Mais c’est de la tsédaka, Papa ! tente de dire un enfant.
Bien sûr que c’est de la tsédaka ! Mais cette façon de penser là, que sans Koupat Ha’ir, on ne peut plus faire quoi que ce soit… Sans Koupat Ha’ir, on ne peut pas trouver de taxi. Sans Koupat Ha’ir, on ne peut pas retrouver ses clés. On a besoin d’un nouveau travail : Koupat Ha’ir ! Il y a une fuite d’eau dont le plombier ne trouve pas l’origine : Koupat Ha’ir ! Ce n’est pas comme cela que les gens ont vécu jusqu’à aujourd’hui. Il n’y a pas de raison d’inventer de nouvelles habitudes… Voilà la preuve : nous avions besoin d’un taxi et toutes les compagnies nous répondaient qu’elles n’en avaient pas. Quelles
chances avions-nous de trouver une voiture libre, et avec galerie qui plus est ? C’est vraiment une histoire classique de Koupat Ha’ir. Si nous avions fait un don, ce taxi aurait constitué une preuve du genre qu’ils utilisent. Vous faites un don et vous
voyez vos problèmes se régler. Alors voilà ! Nous n’avons pas fait de don et notre problème s’est réglé quand même. D. merci ! »

Les enfants méditent sur ce nouveau slogan :
nous n’avons pas fait de don et notre problème s’est réglé… Bon, le principal, c’est que le problème est réglé. Le voyage se poursuit sans encombre.
Les grands-parents accueillent joyeusement leurs invités. Tout est prêt pour leur arrivée.
« Ah ! Vous avez sûrement trouvé un taxi juste après ton coup de téléphone, non ? demande la grand-mère.
Oui, nous avons eu un taxi cinq minutes après ! répond la mère de famille. Yaacov a trouvé dans la rue un taxi avec galerie. Téléphonez à Koupat Ha’ir pour le leur raconter ! intervient le grand-père en souriant. J’ai entendu Maman te parler au téléphone et j’ai compris que vous étiez inquiets de ne pas trouver de taxi. Alors j’ai téléphoné à Koupat Ha’ir et j’ai fait un don de 20 chékels sur ma carte de crédit. Je vois que cela a marché ! »
Il ne comprend pas pourquoi son gendre écarquille les yeux ni pourquoi sa fille et ses petits-enfants se regardent sans parvenir à dire un mot…