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Chez les M., les pansements posés sur les yeux sont quelque chose de tout à fait habituel. Lorsqu’ils se sont rendu compte que leur fils aîné avait des problèmes de strabisme

Pour entendre l’histoire racontée par M. M. : +972-50-4133785

Chez les M., les pansements posés sur les yeux sont quelque chose de tout à fait habituel. Lorsqu’ils se sont rendu compte que leur fils aîné avait des problèmes de strabisme, M. M. a fait ce que font tous les membres de la communauté religieuse
en Israël lorsqu’ils ont besoin d’une aide médicale.
Il a téléphoné aux dévoués Rabbanim qui ont développé un véritable réseau d’assistance dans le domaine médical. Ceux-ci l’ont adressé au meilleur professeur de la branche, qui reçoit dans un cabinet privé. Qu’a fait le professeur ?
Il a soigné les yeux de l’enfant et a demandé un prix exorbitant pour chaque visite. L’enfant a grandi et voilà que certains de ses jeunes frères et soeurs ont le même problème que lui. Cette foisci, il n’était pas nécessaire de demander conseil : M. M. connaissait lui-même la bonne adresse.
Il a pris rendez-vous chez le professeur qui avait soigné son fils aîné. Dès lors, les visites au célèbre médecin sont devenues courantes, et les 400 chékels (70 euros) que coûtait chacune sont devenus courants eux aussi. Ce n’était pas facile mais il n’y avait pas le choix.
Un matin, M. M. est assis avec sa fille dans la salle d’attente du professeur. Soudain, une idée lui vient à l’esprit : quel est le prix le plus bas que le médecin a jamais demandé pour une visite ? 
M.M. se souvient que c’était 300 chékels. Le médecin n’a jamais demandé moins que cette somme et souvent, il a pris davantage.
A ce moment-là, il se passe quelque chose d’étonnant dans la salle d’attente. M. M. est assis sans que son expression
ne révèle quoi que ce soit. Mais en son coeur, il fait la promesse suivante : « Si le médecin demande moins de 300 chékels, je
donnerai la différence à Koupat Ha’ir ». 
Il n’avait aucune intention de gagner quoi que ce soit pour lui-même. C’était simplement une pensée d’estime et d’hommage à Koupat Ha’ir. Peut-être que, par le mérite de sa promesse, le médecin lui fera une surprise cette fois-ci ? S’il ne demande,
par exemple, que 250 chékels, la Koupa gagnera 50 chékels. Cela ne s’est certes jamais produit, mais on ne sait jamais.
M. M. entre au cabinet avec sa fille. Le médecin l’examine, donne des explications, lui verse des gouttes dans l’oeil puis lui pose un pansement. «
Combien vous dois-je ? » demande M. M., comme lors de toutes les autres visites. Cette fois-ci, une curiosité secrète se mêle à sa question. Sans même faire de sourire, le médecin répond d’un ton décidé : « Rien ».
« Je n’en revenais pas, c’est un miracle ! écrit M. M. dans sa lettre. Ce n’est jamais arrivé chez ce professeur. Je n’avais pas l’intention de gagner quoi que ce soit. C’était une somme qu’il avait été décrété que je donne. D. a fait en sorte que les
choses se passent ainsi au bénéfice de Koupat Ha’ir. Je vous joins donc un chèque de 300 chékels.
Je serais content que vous publiiez ma lettre. »